Dans son allocution lors de l’ouverture de la session ordinaire de mars, ce lundi 16 mars, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, est revenu sur la situation sécuritaire dans la partie orientale de la République démocratique du Congo. Favorable à un dialogue pour sortir de la crise, il a néanmoins plaidé pour la fermeté face à l’ennemi.
Le président du Sénat a affirmé que le dialogue demeure un instrument essentiel de consolidation de la paix et de renforcement de l’autorité de l’État.
« (…) Cependant, chers collègues, consolider les acquis des accords est un devoir. Mais il faut rester lucide face au décalage avec la réalité du terrain. Tous les combats persistent. C’est pourquoi il convient de maintenir la fermeté contre les agresseurs tout en privilégiant une voie diplomatique appuyée par des mécanismes de suivi rigoureux et par l’adoption de mesures destinées à soutenir les populations déplacées dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, confrontées à une crise sécuritaire et humanitaire (…) Face aux agressions et aux tentatives de déstabilisation dont notre pays est victime, le dialogue doit demeurer un instrument de consolidation de la paix, de renforcement de l’autorité de l’État et de préservation de la solidité des institutions », a-t-il indiqué.
Par la même occasion, Jean-Michel Sama Lukonde a réaffirmé la disponibilité du Sénat de la République démocratique du Congo à accompagner cette initiative, « dans le strict respect du cadre institutionnel et dans l’intérêt supérieur de la Nation ».
Il sied de rappeler que la session ordinaire du mois de mars de la chambre haute du Parlement s’est ouverte ce lundi.

