Lors du Conseil des ministres extraordinaire tenu le 15 avril 2026, le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a salué la réussite de la toute première émission d’eurobond du pays. Qualifiée d’« étape que l’histoire économique de notre pays retiendra », cette opération financière a été largement sursouscrite.
Avec un montant de 1,25 milliard de dollars américains récoltés, elle a dépassé plus de quatre fois le montant initial recherché. Félix Tshisekedi, cette performance constitue une preuve tangible de la confiance accordée à la RDC par les marchés internationaux.
Dans son intervention, le Président de la République a souligné que cette levée de fonds ouvre « les portes d’un espace où seuls accèdent les États dont la parole financière inspire crédibilité et confiance ». Selon le compte rendu du Conseil des ministres, Tshisekedi Tshilombo a insisté sur le fait que les investisseurs n’ont pas seulement souscrit à une obligation financière, mais à « une promesse » : celle d’un État géré avec rigueur, prévoyance et responsabilité.
Le Chef de l’État a toutefois rappelé que cette avancée s’accompagne d’importantes responsabilités.
« Il a évoqué un impératif non négociable, celui de garantir une capacité de remboursement crédible et anticipée. Cela passe notamment par la constitution de provisions annuelles rigoureuses et une gestion transparente des ressources mobilisées », a indiqué Patrick Muayaya, ministre de la communication.
Par ailleurs, le chef de l’Etat a appelé à des réalisations « visibles, mesurables et incontestables », capables de stimuler durablement la croissance économique du pays.
Afin de garantir la bonne utilisation des fonds, une commission interinstitutionnelle de suivi sera mise en place. Ce mécanisme sera appuyé par des institutions de contrôle telles que l’Inspection générale des finances (IGF) et la Cour des comptes, qui seront chargées d’assurer un contrôle rigoureux.
Il sied de noter que les ressources issues de cet eurobond seront orientées vers des projets suivants :
• les infrastructures routières,
• le secteur de l’énergie,
• la modernisation des aéroports,
• la formation professionnelle,
• la connectivité des territoires.

