La salle des plénières de l’Assemblée provinciale du Kasaï Oriental a servi de cadre à la cérémonie d’ouverture de la session ordinaire de septembre, ce mercredi 30 septembre. La cérémonie s’est déroulée en présence du gouverneur de province, accompagné des membres de son gouvernement. Il s’agit d’une session essentiellement budgétaire.
Dans son discours, le président de l’Assemblée provinciale, Willy Muya, a fait part de ses inquiétudes quant à l’état actuel des finances provinciales. Il a notamment rappelé que la gestion publique doit répondre efficacement aux besoins essentiels de la population.
« Le faible niveau de mobilisation des recettes propres limite considérablement la capacité de la Province à financer ses politiques publiques et à répondre efficacement aux besoins essentiels de la population. La gestion publique doit répondre efficacement aux besoins essentiels de la population. Notre objectif doit être clair : améliorer sensiblement la mobilisation et la sécurisation des recettes publiques, renforcer la qualité des dépenses et accroître la capacité d’investissement de la province », a-t-il lancé.
Poursuivant son intervention, il a indiqué que le faible niveau de développement de la province amène à s’interroger sur la qualité du management de l’exécutif provincial.
« Le constat selon lequel la province peine à atteindre un niveau satisfaisant de réalisation de ses recettes propres doit tous nous interpeller. Cette situation freine les efforts de développement et pose également la question de la qualité du management de notre exécutif provincial ainsi que de la performance des services publics. Il ne suffit donc plus d’élaborer des prévisions budgétaires ambitieuses. Il faut surtout mettre en place des mécanismes permettant d’assurer leur réalisation effective, leur traçabilité et leur contrôle.
Par ailleurs, cette session devra ainsi accorder une attention particulière :
- à l’examen des prévisions et des réalisations des recettes publiques ;
- au suivi de l’exécution des dépenses publiques ;
- au contrôle de la régularité, de l’efficacité et de l’efficience de la dépense publique ;
- à la transparence dans la gestion des ressources publiques ;
- à l’amélioration de la gouvernance financière ;
- ainsi qu’à l’évaluation des politiques publiques provinciales.
Willy Muya a indiqué que la sanction ultime intervient lorsque la pédagogie a échoué. Pour lui, le contrôle parlementaire doit avant tout servir à guider, prévenir, corriger, sécuriser et améliorer l’action publique.
« Dans cette perspective, la sanction négative ne devrait constituer qu’un moyen ultime et subsidiaire du contrôle. Elle intervient notamment lorsqu’une règle a été délibérément violée, lorsque les actions correctives ou pédagogiques ont échoué, lorsqu’il est nécessaire de réparer un préjudice ou encore de prévenir la récidive. En résumé, le contrôle ne doit pas être perçu uniquement comme un instrument destiné à punir. Il doit avant tout servir à guider, prévenir, corriger, sécuriser et améliorer l’action publique », a-t-il conclu.
Il sied de noter que le président de l’organe délibérant du Kasaï Oriental a promis de faire du contrôle parlementaire, non pas un simple exercice de confrontation, mais un véritable outil de bonne gouvernance, de transparence, de responsabilité et d’amélioration de l’action publique au service de la population.
