À l’issue de leur Conclave tenu à Rome en Italie du 25 au 27 octobre, les membres du présidium de la coalition Article 64, Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sessanga, Augustin Matata et Jean-Marc Kabund ont fait le point sur la situation politique du pays, dans une déclaration finale ce mardi.
Les opposants congolais disent non à tout éventuel report des élections prévues en 2028 et au changement de la constitution.
« La C64 réaffirme son attachement à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la RDC. Sa ligne politique demeure constante : elle rejette tout changement de Constitution, tout troisième mandat, tout report des élections prévues en 2028 ou maintien au pouvoir par contournement des échéances constitutionnelles, toute prise du pouvoir par les armes et toute balkanisation du pays », a-t-on lu.
Par la même occasion, la coalition s’insurge contre toute tentative de prise de pouvoir par la force.
« Elle condamne aussi avec la même fermeté le recours aux armes pour conquérir le pouvoir et s’y installer. L’accès au pouvoir, son exercice et le maintien dans les fonctions doivent respecter la Constitution et les lois de la République », a-t-elle renchéri.
Par ailleurs, la C64 exige entre autres : –
- La cessation des arrestations arbitraires, des intimidations, des entraves à l’activité politique pacifique,
- Le retour des exilés,
- Lâ cessation des procès politiquement motivés,
- La libération des personnes arbitrairement détenues pour leurs opinions ou leur engagement civique.
Cette sortie intervient quelques jours après la création, par Joseph Kabila, ancien président de la République Démocratique du Congo, d’un mouvement rebelle dénommé « Front pour la Réfondation de la Nation » (FRN).
