Le Président de la République Démocratique du Congo (RDC) a présidé ce samedi 29 octobre à la cité de l’UA une réunion de crise sur l’évolution de la situation sécuritaire à l’Est du pays.
À l’issue de cette rencontre, le conseil supérieur de la défense décide, au regard de la situation actuelle, « d’expulser l’ambassadeur du Rwanda en RDC dans les 48 suivants sa notification, en raison de la persistance de son pays à agresser la RDC et à appuyer les terroristes du M23 qu’ils instrumentalisent à cette faim ».
Pour appuyer sa décision, le conseil évoque également le « mépris teinté d’arrogance des autorités Rwandaise vis-à-vis tant du programme de Nairobi et de Luanda, que des recommandations de la communauté internationale, plus précisément les Nations Unies, l’Union Africaine, la Communauté de l’Afrique de l’Est, de la SADEC et des partenaires multilatéraux exigeant unanimement la cessation des activités terroristes du M23 et de tout appui extérieur à lui ».
Par la même occasion, le conseil exige le « retrait sans délai ni conditions » des éléments Rwandais « des localités Congolaise occupées et le retour immédiat des populations déplacées ».
Par ailleurs, Kinshasa réaffirme sa volonté de rester engagé dans le processus de paix de Nairobi et de Luanda en vue « de restaurer la paix et la sécurité dans la région de Grand Lac ».
Depuis fin 2021, le Rwanda a réactivé le mouvement du 23 mars dans le Nord-Kivu, précisément dans le territoire de Rutshuru. Là, ces insurgés assiègent la cité de Bunagana, frontalière à l’Ouganda, depuis le 13 juin dernier. Ces derniers jours, des combats ont repris après plusieurs semaines d’accalmie sur le front qui se trouve actuellement à Ntamugenga.

