La ville d’Uvira, chef-lieu provisoire de la province du Sud-Kivu, est tombée sous le contrôle des rebelles de l’AFC/M23, soutenus par l’armée rwandaise. Cela intervient quelques jours après la signature, à Washington, d’un accord de paix censé mettre fin aux hostilités dans la partie orientale de la République démocratique du Congo.
Dans une intervention télévisée à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, a indiqué que ces attaques ciblant des habitations provoquent l’exode de milliers de personnes.
« Depuis dimanche, les bombardements et tirs de drones kamikazes venant du territoire rwandais, de Bugarama, ciblent des hôpitaux, des centres de santé et des maisons d’habitation. Plusieurs compatriotes ont perdu la vie et beaucoup d’autres sont blessés. Nous avons plus de deux cent mille (200 000) compatriotes nouvellement déplacés, qui s’ajoutent aux sept millions déjà recensés dans d’autres zones de conflit », a-t-il déclaré.
Le ministre de la Communication a rassuré que les autorités congolaises suivent de près l’évolution de la situation.
« L’accord de paix signé le 4 décembre devait garantir le respect de l’intégrité territoriale et l’arrêt des hostilités. Six jours après, le constat est amer. Le retrait des troupes rwandaises était une condition. Au lieu de cela, nous faisons face à des attaques venues du territoire rwandais, avec des drones suicides et des bombardements visant des civils. Le Président de la République, la Première ministre, tout le monde est mobilisé pour suivre la situation de près. Nous ne céderons aucun centimètre de notre territoire », a-t-il assuré.
Il sied de noter que cette situation a conduit le Burundi à fermer ses frontières à l’entrée de la capitale, Bujumbura.


