Ce mercredi 31 décembre, le Gouvernement congolais, à travers un communiqué, a dénoncé la poursuite de l’occupation illégale de son territoire par les forces rwandaises dans l’Est du pays. Pour Kinshasa, cette agression manifeste contre la souveraineté nationale, aggrave de manière dramatique une crise sécuritaire et humanitaire déjà critique.
Relayant les informations des sources concordantes, le gouvernement parle d’un bilan humain particulièrement lourd.
« En plus de 500.000 déplacés, le bilan provisoire des victimes civiles des opérations rwandaises, ayant mêlé bombes et drones kamikazes sur l’axe Kamanyola–Uvira depuis le début du mois de décembre, s’élève à plus de 1.500 morts », précise le communiqué.
Par ailleurs, il souligne avoir identifié l’arrivée de trois nouveaux bataillons rwandais dans les hauts plateaux d’Uvira, de Fizi et de Mwenga, opérant sous couvert du groupe Twirwaneho.
«Une manœuvre militaire planifiée visant une descente vers Fizi, puis une avancée sur l’axe stratégique Kalemie, dans la province du Tanganyika », poursuit document.
Abordant les propos controversés récemment tenus par le Général Sylvain Ekengé, le Gouvernement rappelle qu’ils ont fait l’objet de mesures immédiates, notamment sa suspension et l’ouverture d’une procédure disciplinaire, conformément aux lois de la République.
Réaffirmant sa détermination à ramener la paix, la gouvernement exige « le retrait immédiat, effectif, vérifiable et sans condition des troupes rwandaises d’Uvira et de l’ensemble des territoires congolais occupés », conformément à la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies et à l’Accord de paix de Washington.

