L’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila Kabange, s’est adressé aux Congolais ce vendredi 9 octobre 2026. Cette prise de parole intervient dans un contexte de vives tensions politiques autour du dialogue national, sur fond de crise sécuritaire dans l’est du pays, provoquée par les rebelles de l’AFC/M23.
Dans sa déclaration, Joseph Kabila Kabange a dressé un bilan critique de la gestion de son successeur, Félix Tshisekedi, l’accusant de ne respecter ni ses engagements ni ses promesses.
« Il n’assume aucun engagement convenu, ne tient ni parole ni promesse et ne respecte aucun accord. Ce qui, couplé à son incapacité avérée à produire le moindre résultat tangible des années durant, a fini par lui enlever toute légitimité aux yeux de notre peuple. Bien plus, ceux qui devaient jouer les rôles que leur assigne la constitution et qui auraient pu défendre les acquis et garantir le bon fonctionnement des institutions ont fait le triste choix, confortable dans toute dictature, de chanter les louanges d’un individu qui, pourtant, n’a aucun respect pour eux, ni même pour notre peuple », a-t-il déclaré.
Poursuivant son allocution, celui que l’on surnomme le « Raïs » estime qu’il n’y a plus rien à attendre du pouvoir en place.
« Pour avoir signé l’accord sur les minerais critiques avec les États-Unis d’Amérique, il se croit à tort assuré du soutien inconditionnel de ce pays », a-t-il renchéri.
Face aux multiples problèmes qu’il a soulevés, l’ancien président conclut son message par un double avertissement :
- « Le Congo est en péril, le sauver est un impératif et une urgence. »
- « Trahi par celui qui avait fait le serment de le protéger et ne pouvant compter sur personne, si non lui même, le peuple Congolais est victime de la tyrannie et ces barbaries, a rendez-vous avec l’histoire. »

