Au cours d’un point de presse tenu ce mardi 06 juin à Lubumbashi, province du Haut Katanga, le parti politique Ensemble pour la République a rejetté toutes les accusations formulées contre Salomon Kalonda, conseiller spécial de Moïse Katumbi.
Le secrétaire général de l’Ensemble pour la République a, dans ses propos , indiqué que les motifs de l’arrestation du Salomon Kalonda sont « fantaisistes et des insinuations de connivence avec le Rwanda ».
»L’enlèvement de monsieur Salomon Kalonda, sa séquestration pendant une semaine et la publication des griefs mis à sa charge pour son transfèrement devant les juridictions militaires se font dans l’illégalité totale. Cela relèvent des abus d’un pouvoir déstabilisé par la présence à Kinshasa de notre président national. Tout le monde le sait, même si le régime du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo voulait bétonner sa face dans un livre de record du mensonge et des affabulations, il n’avait pas besoin de convier le public à consommer des accusations fantaisistes et des insinuations de connivence avec le Rwanda. On sait jusqu’à un passé récent, la proximité du point de Kinshasa avec le régime rwandais dont les autorités ont été applaudies et présentées comme des partenaires fiables par ce régime », a déclaré Dieudonné Bolengetenge.
Et d’ajouter : »Après avoir affaibli par la présidence de la République, théâtralisé le parlement, caporalisé la Cour constitutionnelle et d’autres juridictions civiles, dégradé la police nationale en lui faisant jouer le mauvais rôle jusqu’à la collaboration ouverte avec une milice armée des machettes, le régime béton s’emploie maintenant à dégrader l’armée. Il est indigne et irresponsable de mêler les services militaires à des sales besognes politiciennes par les racontars des réseaux sociaux « , a t-il poursuivi.
Il sied de rappeler que ce lundi 05 juin les services des renseignements des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont communiqué les motifs de l’arrestation de Salomon Kalonda. Il est poursuivi pour incitation des militaires à commettre des actes contraire au devoir et à la discipline, atteinte à la sûreté de l’état et détention illégale d’armes ainsi que pour ses liens avec les rebelles du Mouvement du 23 Mars et les autorités rwandaises.

