Le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC), a salué les nouvelles sanctions imposées à quelques officiers rwandais, entités économiques et aux responsables du groupe terroriste M23, par l’Union Européenne. Ces mesures concernent les auteurs des crimes et des pillages de richesses dans l’Est de la RDC.
Dans un communiqué de presse le 17 mars, Kinshasa note que cette succession des sanctions renforce la conviction de la communauté internationale quand à la responsabilité directe de Kigali dans les atrocités dans l’Est de la RDC.
« Il note que la dernière vague de sanctions de l’Union Européenne, ainsi que celles récemment annoncées par les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, le Canada à l’encontre du Rwanda, renforcent la conviction de la communauté internationale quant à la responsabilité directe du Gouvernement rwandais dans la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC. Le Gouvernement de la RDC salue les sanctions imposées par l’UE à l’Office rwandais des mines, du pétrole et du gaz, et à la raffinerie d’or de Gasabo. Ces sanctions constituent la première étape dans la lutte contre le pillage des richesses minières de la RDC par le Rwanda« , renseigne ce document.
La RDC affirme qu’elle va oeuvrer pour la mise en place d’un embargo sur les minerais extraits et exportées illégalement par le Rwanda.
« Le gouvernement de la RDC continuera à travailler avec la communauté internationale pour qu’elle mette en place un embargo sur les minerais extraits illégalement en RDC et exportés par le Rwanda, qu’elle suspende la contribution du Rwanda aux forces de maintien de la paix des Nations Unies et qu’elle impose une plus grande transparence sur les transferts d’armes vers le Rwanda en vue d’obtenir le retrait immédiat et sans conditions de ses troupes du territoire Congolais« , a-t-il renchéri.
Il sied de rappeler que l’Union Européenne a annoncé ce lundi 17 mars, une vague des sanctions imposées à quelques officiers Rwandais ainsi qu’au responsables de AFC/M23. Cette décision des 27 a conduit la rébellion à boycotter les négociations directes avec le gouvernement congolais qui devraient démarrer ce mardi 18 mars en Angola.