Le coordonnateur national de l’Unité Congolaise pour la République (UCR), a animé un point de presse ce vendredi 31 juillet à Mbuji-Mayi. Au cours de cet échange avec les médias, Freddy Tshibuabua s’est exprimé sur plusieurs questions d’actualité, notamment la réforme de la Constitution, le dialogue social inclusif, la gouvernance du Kasaï oriental ainsi que le conflit qui secoue la Société Minière de Bakwanga (MIBA).
Le cadre de l’Union sacrée de la Nation a estimé que la Constitution de la République démocratique du Congo présente plusieurs insuffisances qui, selon lui, méritent d’être corrigées. Il a notamment évoqué les questions liées à la souveraineté nationale ainsi que les mécanismes de mise en cause de la responsabilité des hautes autorités de l’État, particulièrement celle du Premier ministre après l’exercice de ses fonctions.
« Nous estimons que la Constitution de la République démocratique du Congo comporte aujourd’hui plusieurs limites qui méritent d’être corrigées. Après plus de quinze ans d’application, il est normal d’évaluer ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Certaines dispositions ne permettent pas de garantir pleinement la souveraineté de notre pays, tandis que d’autres méritent d’être renforcées afin d’améliorer le fonctionnement de nos institutions. Il ne s’agit pas de modifier la Constitution pour satisfaire des intérêts particuliers, mais de l’adapter aux réalités actuelles de notre pays et de consolider l’État de droit ainsi que l’efficacité de la gouvernance publique », a-t-il indiqué.
S’agissant du dialogue social, Freddy Tshibuabua a réaffirmé le soutien de l’UCR à l’organisation d’un dialogue inclusif. Il a toutefois insisté sur la nécessité de respecter le format préconisé par le Président de la République, estimant que ce cadre est le plus approprié pour préserver la cohésion nationale.
« L’Unité Congolaise pour la République soutient l’organisation d’un dialogue inclusif parce que notre pays a besoin de cohésion et d’unité face aux nombreux défis auxquels il est confronté. Toutefois, ce dialogue doit être organisé dans un cadre républicain, avec un format clair et accepté par tous, tel que proposé par le Président de la République. Ce ne doit pas être un espace de partage du pouvoir, mais un cadre d’échanges permettant de dégager des solutions durables aux problèmes. L’intérêt supérieur de la Nation doit demeurer le seul objectif de ce dialogue », a fait savoir Freddy Tshibuabua.
Évoquant le différend opposant le directeur général de la MIBA au président du Conseil d’administration, le coordonnateur national de l’UCR a appelé les deux parties à privilégier l’apaisement dans l’intérêt de l’entreprise. Il s’est néanmoins prononcé en faveur de la déchéance de Jean-Charles Okoto de ses fonctions de président du Conseil d’administration, estimant que celui-ci constitue un obstacle au bon fonctionnement de la société en entretenant un climat de tensions avec le directeur général Kabanda.
Par ailleurs, Freddy Tshibuabua a exhorté l’exécutif provincial à s’attaquer efficacement aux principaux défis auxquels fait face le Kasaï-Oriental. Il a également invité le gouverneur Jean-Paul Mbwebwa et son vice-gouverneur à renforcer leur collaboration afin d’assurer une gestion harmonieuse de la province.
« Nous invitons le gouverneur de province et son vice-gouverneur à travailler dans un esprit de collaboration et de complémentarité. La population attend des résultats concrets et non des divergences entre les animateurs des institutions provinciale », a-t-il conclu.
Enfin, le responsable de l’UCR a déploré l’état de dégradation avancée du stade Kashala Bonzola. Il a appelé le gouvernement provincial à prendre des mesures en vue de la réhabilitation complète de cette infrastructure sportive, qu’il considère comme un patrimoine important pour la province.


