Vingt-cinq personnes ont été interpellées sur un site d’exploitation aurifère situé à Gina, dans la chefferie des Bahema Baguru, en province de l’Ituri. L’information a été communiquée par la Convention pour la Révolution populaire (CRP), mouvement politico-militaire dirigé par Thomas Lubanga.
Selon le communiqué de la CRP, les personnes concernées comprennent six ressortissants chinois, un interprète, 14 travailleurs congolais ainsi que quatre militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
La CRP affirme avoir constaté sur le site la présence d’un important cratère réalisé à l’aide d’engins excavateurs. Le mouvement présente ces travaux comme liés à l’exploitation du minerai aurifère.
Dans son communiqué, Pierre Anyolitho Ugwaru, chargé de communication de la CRP, confirme la présence des différentes catégories de personnes sur le site.
« La présence sur ce site minier de six sujets de nationalité chinoise, d’un interprète, de 14 ouvriers congolais et de quatre éléments des FARDC armés a été constatée », écrit-il dans le communiqué.
La CRP indique également que la présence de militaires des FARDC sur des sites miniers en Ituri constitue une question qu’elle soulève depuis plusieurs années. Le mouvement établit un lien entre cette présence et la situation sécuritaire dans certaines zones de la province, sans toutefois fournir, dans le communiqué, d’éléments permettant d’établir ce lien de manière indépendante.
« Il sied de rappeler que la C.R.P. a toujours fustigé la présence des militaires des F.A.R.D.C., toutes les unités confondues, sur les différents sites d’exploitation minière », écrit le mouvement.
Le mouvement affirme par ailleurs que l’exploitation aurifère à Gina aurait débuté sous l’ancien gouverneur militaire de l’Ituri, le général Johnny Luboya N’Kashama, et se serait poursuivie après le changement de leadership à la tête de la province.
La CRP précise avoir évoqué cette question lors de discussions avec le gouvernement congolais à Kampala, notamment concernant la présence de militaires dans les zones d’exploitation minière.
D’après le mouvement, les 25 personnes présentes sur le site sont actuellement retenues afin de faire l’objet d’interrogatoires. La CRP affirme que ces personnes seront traitées conformément au droit international humanitaire.
« Toutes ces personnes ci-haut identifiées sont retenues par nos services pour des interrogatoires plus approfondis, et seront traitées selon les exigences du Droit international humanitaire », affirme la CRP.
Le communiqué fait également état de préoccupations environnementales liées à l’exploitation minière observée à Gina. La CRP estime que ces activités pourraient contribuer à la dégradation de l’environnement et affecter les communautés locales.
À ce stade, les informations concernant les circonstances des interpellations, les autorisations éventuelles d’exploitation, ainsi que les accusations formulées par la CRP n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante. Aucun élément provenant des autorités provinciales, des FARDC ou des personnes concernées n’est rapporté dans le communiqué disponible.


