L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi), et ses alliés ont investi les rues de Kinshasa et de l’intérieur du pays ce mardi 22 septembre 2026, dans le cadre de la mobilisation annoncée par le parti présidentiel à travers le pays. Cette manifestation avait notamment pour objectif de réaffirmer son soutien au processus de dialogue national inclusif et au changement constitutionnel.
Cette mobilisation qui intervient dans un contexte politique marqué par des divergences entre la majorité présidentielle et l’opposition autour du dialogue national, a suscité la réaction de l’un des opposants au pouvoir de Félix Tshisekedi.
Jean-Marc Kabund a dénoncé ce qu’il considère comme une différence de traitement entre les manifestations de l’opposition et celles du camp présidentiel.
« Une semaine seulement après avoir réprimé dans la violence la marche pacifique du C64, le pouvoir autorise, sécurise et encadre la manifestation de la majorité présidentielle. Cette politique de deux poids, deux mesures est une grave dérive. La liberté de manifester n’est pas un privilège du pouvoir : c’est un droit constitutionnel de tous les Congolais », a dit Kabund A Kabund.
Le président de l’Alliance pour le changement affirme que la Coalition 64 entend poursuivre son combat en faveur des libertés publiques et de l’ordre constitutionnel.
« Nous refusons une démocratie à géométrie variable, où la rue est libre pour les partisans du régime et interdite à l’opposition. Le C64 continuera à défendre l’ordre constitutionnel et les libertés publiques, sans intimidation ni recul », a-t-il renchéri.
Il sied de rappeler la coalition C64 avait organisé le 15 septembre une manifestation pour contester le projet de changement constitutionnel. Cette manifestation avait été marquée par des tensions et des violences.


