Le professeur Noël Tshiani Muadiamvita a, dans un post sur son compte X ce mercredi 21 octobre, critiqué le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, qu’il accuse de manquer de dynamisme. Il déplore l’attentisme du ministre face aux problèmes qui affectent le système judiciaire congolais, notamment les spoliations immobilières dans la ville de Kinshasa. Dans un coup de gueule, il déplore l’incapacité de la justice à apporter des réponses à ces litiges.
Pour Noël Tshiani, la lutte contre les spoliations immobilières devrait constituer une priorité pour le ministère de la Justice. Il estime que les auteurs présumés de ces pratiques continuent de circuler librement dans la capitale sans être inquiétés.
« Ce qui est étonnant et décevant avec Guillaume Ngefa comme ministre de la Justice, c’est son incapacité à régler même de petits problèmes tels que les questions de spoliation immobilière », a-t-il dénoncé, avant d’appeler à une action plus déterminée pour renforcer l’État de droit en République Démocratique du Congo (RDC).
Poursuivant, Tshiani Muadiamvita révèle que les litiges liés aux spoliations immobilières représentent près de 80 % des dossiers soumis aux magistrats en RDC. Il fustige, par ailleurs, ce qu’il considère comme une insuffisance de résultats dans le traitement de ces affaires, malgré l’existence d’un cadre légal en matière foncière.
En outre, il considère cette léthargie ne contribue ni à la réalisation des objectifs du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo ni à ceux de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Il estime que la lutte pour l’instauration d’un véritable État de droit exige engagement de la part des responsables judiciaires.
« La léthargie du ministre de la Justice n’est pas de nature à aider le pays, le Chef de l’État Félix Tshisekedi ou la Première ministre Suminwa Judith. L’impression est qu’il n’y a rien que l’on fait pour sauver le pays et instaurer un véritable État de droit », affirme-t-il.
Dans son analyse, Noël K. Tshiani estime qu’un système judiciaire fragilisé ne peut garantir une gestion saine des affaires publiques.
« La bonne ou mauvaise gouvernance dans un pays est fonction en grande partie du fonctionnement du système de justice. Avec la justice qui bat de l’aile, il est illusoire d’espérer avoir la bonne gouvernance », souligne-t-il.
Par ailleurs, il appelle le ministère de la Justice à de distinguer par des actions concrètes permettant de lutter contre l’impunité, de protéger les biens des citoyens et de garantir l’application effective des lois. Il fustige l’absence de résultats depuis l’entrée en fonction de Guillaume Ngefa.
